Connaissez-vous l’origine de vos superstitions ? (Partie 1)

On vit au quotidien avec des superstitions mais on ne sait jamais vraiment d’où elles viennent. Différentes histoires sont souvent véhiculées, mais quelles sont leurs vraies origines ? D’où viennent-elles ?

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Il est fascinant de constater l’emprise que les superstitions a sur le cerveau. Prenons l’exemple du pain sur la table. Certaines personnes sont incapables de le mettre à l’envers. Pour d’autres, cela ne change rien qu’il soit dans un sens ou dans un autre. Alors que si on pense de façon rationnelle, cela ne fait aucune différence n’est-ce pas ?! Un peu comme les phobies.

Pour comprendre comment fonctionne les superstitions, nous pourrions faire un parallèle à ce qu’on appelle un égrégore. Très utilisé dans le domaine de l’ésotérisme et notamment celui de la magie, il représente un courant de pensée collective très puissant dirigé vers un objet ou un concept. Pour faire simple. Toujours compliqué ? 

Prenons l’exemple de l’échelle. Vous faites peut-être parti-e de ces personnes qui refusent de passer sous une échelle. Simple crainte, vraie terreur, peu importe. Mais vous ne savez pas pourquoi à part le fait qu’on a pu vous le répéter pendant l’enfance. Alors d’où vient cette superstition ? Si vous y êtes sensible mais que vous n’en connaissez pas l’origine, alors vous êtes sous l’influence d’un égrégore. 

Alors, maintenant que vous avez compris le principe, découvrons ensemble l’origine de vos superstitions.

 

1 – Passer sous une échelle 

Deux hypothèses se dégagent pour expliquer cette superstition : une mystique et une plus rationnelle. 

Les origines mystiques 

La première tire son source dans la symbolique de l’échelle en elle-même, il y a plus de 4500 ans.  Si vous connaissez l’Egypte Antique et sa culture, vous savez que le ciel représentait le monde de l’Au-Delà. Et l’échelle était un des moyens pour y accéder. On en retrouve d’ailleurs cette symbolique dans les textes de pyramides, comme celle D’Ounas. Ces textes décrivent cet autre monde et délivrent des incantations magiques pour accompagner les pharaons lors de leur dernier voyage. Datant de l’an 2340 avec JC (environ), ils sont aussi renforcés par les nombreuses amulettes présentes dans les tombes. 

Dans l’Ancien Testament, dans la Genèse on retrouve aussi cette symbolique avec l’histoire de Jacob où il rêve d’une échelle lors d’un sommeil entre deux villes. On peut donc constater que là aussi dans la religion judéo-chrétienne, l’échelle fait le lien entre le ciel et la Terre avec anges descendants et âmes montantes. On rappelle aussi les représentations de Jésus sur sa croix avec une échelle encore appuyée dessus. D’ailleurs quand une croix est représentée ainsi (avec en plus les outils utilisés pour la crucifixion), on appelle cela la Croix de la Passion. 

Si cette représentation ne se retrouve pas dans la Bible, on ne doute pas qu’elle ait participé au développement de cette superstition. En effet, une échelle contre un mur forme une espèce de triangle sacré que l’on réserve habituellement à Dieu et passer à l’intérieur serait se jeter comme dans les bras du diable qui vous attend de l’autre côté. 

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L’explication rationnelle

La deuxième hypothèse remonte à la période où la pendaison était le châtiment le plus couramment appliqué. Moins spirituelle, plus pragmatique. En effet, lors des exécutions, il y avait toujours une échelle appuyée contre la potence qui servait à monter pour faire et défaire les cordes. Le condamné devait passer dessous alors que le bourreau lui-même la contournait. On a donc associé l’échelle à une mort imminente, et donc il valait mieux la contourner (on sait jamais !). 

Si malgré la fin des pendaisons massives, les gens ont toujours peur de passer sous une échelle, d’autres superstitions prennent leurs sources dans cette période sombre de l’Histoire. 

 

2 – Poser le pain à l’envers sur une table

Remercions le Judaïsme pour avoir faire du pain un objet de bénédiction. Les Chrétiens ont repris cette tradition par la suite. Cet aliment de base indispensable au quotidien à l’époque a une dimension spirituelle qui renvoie au corps du Christ et à l’Eucharistie. Il ne doit donc pas être gâcher car il est dur à gagner et cela serait perçu comme un manque de respect envers ceux qui en manquent. Suite à la représentation de la Cène, il ne doit pas non plus être couper au couteau mais avec les mains. Et traditionnellement, le père de famille avait pour tâche de dessiner une croix sur le dessus avant de le rompre. 

Le fait de sacraliser le pain lui a conféré de nombreuses traditions et superstitions à travers l’Histoire. On peut notamment prendre l’exemple du pain béni après la messe, qui aurait le super pouvoir de faire pondre les poules ou encore faire fuir les rats des maisons (si seulement). Pour se protéger de la foudre, il vous faudra par contre un pain pétri la veille de Noël. Pour gagner tous vos procès, mettez un bout de pain dans votre poche à la Pentecôte. Et bien d’autres… 

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Une origine basée sur la peur

Cependant, la peur de mettre le pain à l’envers ne vient pas de la religion mais de l’époque des pendaisons. En effet, une ville dépassant une certaine taille bénéficiait d’un bourreau permanent (la chance). Bien que considéré comme indispensable à la sécurité de la ville, sa famille et lui étaient quand même fuis comme la peste. Maison à l’extérieur de la ville, possibilité de se marier qu’avec une fille de bourreau, interdiction de toucher les aliments sur les marchés (il se faisait donc servir), … Bref, exclusion totale de la vie sociale, malgré son rôle nécessaire à la ville. Considéré comme le messager de la mort, partager votre repas avec lui ou toucher ses objets vous annonçait une mort prochaine. Pas très engageant en effet. 

Mais alors pourquoi ? On y vient, on y vient. À l’époque, les boulangers vendaient la majorité de leurs fournées avant midi. Or, le bourreau étant bien occupé, il n’avait pas le temps de s’y rendre le matin, les exécutions étant à midi. Les boulangers lui mettaient donc un pain de côté en le retournant, signifiant que c’était donc là le pain réservé au bourreau. Donc si vous retournez votre pain sur la table, cela signifie que le bourreau va bientôt passer et avec lui, une mort certaine. 

 

3 – 7 ans de malheur pour un miroir brisé

Vers 3500 ans avant JC, les miroirs font leur apparition dans l’Egypte Antique : en métal poli, avec du cuivre, du bronze, ou de l’argent. Objet très populaire, il dépasse rapidement les frontières du pays et se charge en différentes symboliques avec le temps suivant les pays qu’il traverse. 

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Si on prend l’aspect positif, il est symbole de vérité. Reflet de la réalité telle qu’elle est, il symbolise aussi la connaissance de soi car il nous met face à nous même. À l’inverse, dans le négatif, il peut symboliser l’oubli, car il absorbe les images sans s’en souvenir. Il représente aussi les apparences car il empêche de voir plus loin que la surface des choses. La honte, la solitude, le silence, sont encore d’autres aspects qu’on lui prête. Si on reste neutre, il représente alors le rêve et l’inconscient, le renversement et les choses cachées. On retrouve d’ailleurs la notion de passage entre les deux mondes (matériel et immatériel) dans les milieux ésotériques et spirituels. 

Cependant, l’origine de cette superstition n’est pas spirituelle mais bien plus pragmatique. Jusqu’au 17ème siècle, un miroir coûtait vraiment très cher. Les maîtres font alors croire à leurs serviteurs que des démons sont emprisonnés dedans, et qu’ils seront libérés si ils les brisent. Ceci afin qu’ils les manipulent avec soin. Et bien sûr, celui qui l’a brisé sera hanté pendant 7 ans. 

Le chiffre de 7 a une origine un peu floue mais on suppose que cela représenterait le temps d’acquérir un nouveau miroir. 

 

La suite de l’origine de vos superstitions ICI.

 

Source : Mysteria

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