La cigarette électronique pour arrêter de fumer

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La cigarette électronique pourrait-elle être utilisée comme outil de sevrage tabagique ? Santé Publique France observe que le nombre de personnes qui vapotent augmente alors que celui des fumeurs diminue. Y-aurait-il donc un lien ? 

Des chiffres parlants

Selon le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire(BEH) de Santé publique France publié le 28 mai 2019, 3,8% des adultes vapotent quotidiennement et la cigarette électronique est de plus en plus utilisée comme outil de sevrage pour arrêter de fumer du tabac. C’est la première année qu’une augmentation aussi notable des vapoteurs est constatée (ils sont passés de 2,7% en 2017 à 3,8% en 2018).

 

Moins de fumeurs

C’est le ministère de la santé qui s’en était félicité en mars dernier : le nombre de fumeurs quotidiens a baissé d’1,6 millions depuis 2016. La proportion de fumeurs quotidiens est passée de 26,9% en 2017 à 25,4% en 2018. Un chiffre encourageant.

 

Profil du vapoteur

Un autre élément est à noter : un vapoteur est presque toujours un ancien fumeur. Depuis son arrivée sur le marché en 2010, la cigarette électronique attire principalement les fumeurs. Que ce soit des fumeurs actuels (40% des vapoteurs fument également du tabac tous les jours) ou d’anciens fumeurs (48,8% d’entre eux). Il est aussi important de noter que les fumeurs de tabac sont facilement tentés par la cigarette électronique. En effet 8 adultes fumeurs quotidiens sur 10 ont déjà essayé l’e-cigarette. A l’inverse, il est très rare qu’un vapoteur n’ait jamais fumé auparavant (6%).

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Une bonne réponse contre l’addiction au tabac

En ce qui concerne la cigarette électronique, même si certains liquides contiennent de la nicotine, il n’y a pas de dépendance qui se créée. Même si c’est la nicotine qui est responsable de la dépendance au tabac, celle qui est vapotée va arriver moins vite au cerveau ce qui aura pour effet d’engendrer une dépendance qui sera bien moindre. On n’est donc pas sur le même phénomène qu’avec le tabac.  D’autre part, c’est le vapoteur qui maîtrise totalement la substance qu’il y a dans son liquide. IL peut alors diminuer progressivement la concentration en nicotine jusqu’à l’éliminer totalement. Cela est bien plus facile que de diminuer le nombre de cigarettes que l’on fume par jour car le geste est toujours là au même rythme mais la substance moins nocive.

 

Une substance moins nocive mais…

Pour le moment, on ne connaît pas les effets du vapotage sur le long terme. Seule la présence de la nicotine est connue, ainsi que ses effets. Le vapotage apparaît cependant moins dangereux que le tabac car il n’y a pas de phénomène de combustion. L’utilisateur n’est donc pas exposé aux substances les plus toxiques de la cigarette et notamment au goudron. C’est sur cela que se basent les tabacologues pour recommander le vapotage. Mais il est difficile de quantifier les conséquences de celui-ci sur la santé. Nous manquons en effet de recul pour cela puisque la e-cigarette n’a fait son apparition que depuis moins de 10 ans. De plus les études menées actuellement tendent à se contredire avec certaines qui affirment que la cigarette électronique avec nicotine ne pousserait pas à commencer à fumer alors que d’autres affirment l’inverse. Il est donc probable qu’il faille attendre encore quelques années avant de pouvoir avoir une idée précise des conséquences de la cigarette électronique que la santé.

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