Le téléphone portable, véritable addiction ? Vous êtes atteint de Nomophobie.

À l’heure où le téléphone portable est un véritable signe de distinction sociale et où quasi chacun en a un voire deux dans ses poches, il est bon de se questionner sur son l’utilisation que l’on en a et le rapport qu’on a avec ce dernier.

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Le smartphone est un véritable sujet de controverse. SI on envisage de l’interdire à l’école, bon nombre de parents est rassuré à l’idée que leur progéniture soit joignable. Idem pour les ado où toute leur vie sociale passe par le téléphone. Quant aux adultes, nombreux sont ceux qui sont véritablement accro à leur appareil, leur générant des angoisses s’ils ne l’ont pas à porter de main. Obsession Addict décode pour vous ces comportements et vous donne quelques conseils pour le mettre sur « off » de temps en temps (voire plus).

La Nomophobie, qu’est ce que c’est ?

Née de la contraction de “no mobile phobia”, la nomophobie est un terme relativement récent qui désigne la phobie de ne pas avoir son téléphone portable à portée de main. Le terme phobie désignant une véritable névrose, il peut paraître un peu excessif pour qualifier les angoisses ressenties par un individu lorsqu’il est séparé de son mobile. Cependant, la nomophobie a été révélée par une étude conduite par la UK Post Office en 2008 et qui a révélé que 53% des utilisateurs de téléphones mobiles présentaient des symptômes d’anxiété en cas de perte, de mauvaise couverture réseau ou de batterie faible.

Quand on pense qu’en 2012, 5,1 milliards de personnes dans le monde, soit près de 75% des habitants, selon le site Gartner.com, possédaient au minimum un téléphone mobile… Imaginez depuis 6 ans !

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Addiction à votre portable

Difficile quand on est accro à son smartphone, de s’en passer, surtout si on se balade en ville. Rue, commerçants, transports, courses et dans une salle d’attente, … Autant d’occasions de tripoter son téléphone portable qui nous brûlent les doigts. Vous regardez alors votre téléphone sans arrêt, ce qui représente un signe majeur de la dépendance. Autre signe, le moindre bug ou anomalie vous génère des angoisses.

Les personnes dépendantes ont besoin d’avoir leur téléphone près de soi en permanence, dans leurs mains et proche de leur lit. L’objet devient une extension de leur propre corps et représente un véritable « doudou » les rassurant. Cette addiction peut conduire à un repli sur soi, voire pour certaines personnes prédisposées à une forme d’autisme avec une rupture avec l’extérieur et une perte de convivialité.

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Vous devenez intolérant aux frustrations, patienter vous devient insupportable, et vous avez des manifestations physiques comme angoisse, stress, suffocation, crise de panique… Vous êtes bien accro à votre portable.

 

Traitement : consulter un psy ?

Commencez par essayer de réduire son utilisation. Faites vous des sessions limitées pour commencer, de 15mn plusieurs fois par jour par exemple, puis augmentez avec le temps (pensez à table ou salle de bain ou faites une activité) pour arriver jusqu’à des périodes d’1h (oui oui vous lisez bien).

Cela s’apparente à une forme de désensibilisation, traitement allergologique consistant à réhabituer progressivement son organisme à tolérer un allergène comme les pollens par exemple. Il faut également réussir à ne plus regarder son téléphone en présence d’autres personnes et apprendre à ne pas l’avoir sur soi en permanence lors de sorties, autre exemple. Mais il est parfois nécessaire, dans des situations extrêmes d’addiction sévère de consulter un psy afin de se faire aider à contrôler ces symptômes.

 

Et souvent, les accro des écrans ont tendance à devenir accro au porno! Surtout qu’il va être possible de payer des services un peu coquins directement avec votre smartphone…

 

 

 

 

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