Êtes-vous accro… au porno ?

Voici un mal qui est apparu que récemment puisqu’il est apparu avec la surabondance d’informations et Internet notamment. La masturbation va souvent de paire. Mais comment le devient-on ? Et est-il facile de s’en sortir ? Obsession Addict plonge la tête la première sur le sujet…

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Isolement, décrochage de la réalité, perte de la libido pour son/sa partenaire, besoin de stimulation visuelle, … Autant de symptômes que l’on peut retrouver. Mais comment cela arrive-t-il ? Devient-on facilement accro à l’univers du X ?

Le porno, une dépendance sexuelle solitaire.

Il faut d’abord comprend que l’addiction à la pornographie ne vient pas d’un seul coup. Cela ne vous prend pas en une fois comme si on vous avait piqué. Elle s’installe petit à petit, un peu plus à chaque visionnage solitaire, chaque soir car on prend l’habitude de ce support visuel. Le soir, puis le matin parce qu’on a une petite envie et l’image nous appelle. Et ainsi de suite…

Ce processus est d’ailleurs raconté par un ancien accro au porno, Florent Badoun dans son livre Avant j’étais accro au porno (1). Ingénieur parisien de 32 ans, marié et père de deux enfants, addict au porno pendant 15 ans, il y explique les effets pervers du porno et comment se libérer de cette addiction.

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Une envie qui devient mécanique…

Plus vous visionnez de la pornographie, plus vous avez envie/besoin d’en voir. Facilement accessible grâce à Internet, vous avez le choix entre tous les styles, du plus classique à la déviance sexuelle la plus hard core. Vous pouvez satisfaire la moindre envie, curiosité partout, à chaque instant de la journée.

Si bien qu’à force, vous avez une envie de plus en plus forte qui vous prend, et vous pouvez atteindre des records de masturbation, mais qui ne vous apporte pas le plaisir d’une vraie jouissance, vous poussant à en vouloir plus. Comme une drogue, sympa la première fois mais difficile de retrouver cette sensation les fois suivantes. Souvent, les personnes atteintes de cette dépendance souffrent d’isolement, de solitude, de honte et de culpabilité, sans pouvoir arrêter.

 

Le porno, une addiction vicieuse qui pousse à en vouloir toujours plus

L’industrie de divertissement possède de nombreuses armes pour vous inviter à revenir sur ses plateformes. On en trouve pour tous les goûts : blondes, brunes, gros seins, grosses, fesses, femmes poilues, transsexuels, BDSM, … bref, quelle que soit votre délire, vous pouvez trouver. Et vous pouvez aussi directement être en lien avec une fille/femme pour satisfaire vos envies, comme les cam girls, que vous pouvez mater en direct ou en show privé juste pour votre satisfaction. Vous ne serez jamais à court d’envie et ça tombe bien, car la pornographie n’est jamais à court d’idées.

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Alors pourquoi continuer lorsqu’on n’y prend plus de plaisir et que cela devient mécanique ? C’est une question de molécules et de psychologie en même temps. Eh oui ! Par exemple, la masturbation et l’orgasme qui s’en suit ont un pouvoir anxiolytique et apaisant dû à la décharge d’endorphines. On est plus calme pendant un moment mais cela se paie au prix fort. Il faut augmenter la fréquence ou la dose, il faut recommencer. Pour autant, malgré cette recherche effrénée du plaisir, les sujets souffrent de cette addiction.

 

Comment se sortir d’une dépendance à la pornographie ?

Il y a plusieurs chemins possibles. Il est important d’identifier dans un premier lieu les situations qui déclenchent cette envie pour mieux les anticiper et les prévenir. Est-ce l’ennui ? La fatigue ? La frustration ? L’angoisse du vide ? Des questions essentielles à se poser pour pouvoir pallier à cet appel du porno.

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La thérapie chez un professionnel est toujours une solution préconisée mais il est possible de trouver « son chemin » seul pour y faire face. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’abstinence n’est pas forcément la meilleure solution. Le lien social sera votre atout majeur, surtout si cela doit combler un vide. Sortez, retrouvez vos amis, trouvez de nouveaux centres d’intérêt, un loisir, quelque chose qui sera utilement ou agréablement remplir votre temps libre.

Cela peut prendre du temps pour calmer ses pulsions, surtout si vous êtes accro depuis des années, mais c’est tout à fait faisable. Surtout, il ne faut pas perdre courage, l’amélioration est un processus lent mais on y arrive à condition de bien identifier les facteurs qui conduisent à la rechute et à les éviter.

 

Addiction au sexe, les aides extérieures

Le traitement classique de l’addiction au sexe passe souvent par la parole avec l’aide d’un addictologue. Mais on peut aussi passer par un groupe de parole comme les Dépendants Affectifs et Sexuels Anonymes (DASA), qui fonctionne sur le modèle des Alcooliques Anonymes. Il y a aussi l’ANPAA. Cela peut être efficace pour certains. Votre entourage sera un pilier essentiel sur lequel vous appuyez. Idem si vous avez des amis, qui peuvent ainsi « superviser » votre convalescence et vous donner des repères pour éviter de replonger. N’hésitez pas à changer vos écrans et téléphones pour vous empêcher de naviguer sur ces sites, voire mettre un  contrôle parental.

Ce qui est important c’est la volonté de persévérer dans une démarche d’amélioration continue, et on retrouve d’ailleurs ces mêmes principes pour la cyber-dépendance, une addiction qui nécessite les mêmes supports écrans. En avez-vous entendu parler ?

 

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